Mouvement inexact des trains
La CFTC traite le problème existent du mouvement inexact des
trains. La première étape pour traiter de cet important sujet
est de le documenter.
13 décembre 2008
la source: Bruno Bisson - La Presse
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Le propriétaire des anciens terrains du CN, dans le quartier
Pointe-Saint-Charles, l'avocat et promoteur Vincent Chiara, conteste
la réserve foncière imposée par le gouvernement du Québec sur ses
propriétés pour la construction des futurs ateliers ferroviaires de
l'Agence métropolitaine de transport (AMT).
Dans une requête déposée la semaine dernière en Cour supérieure du
Québec, Me Chiara affirme que l'agence gouvernementale n'a «aucun
projet concret» pour les anciens terrains du CN et qu'elle utilise
cette réserve foncière comme «une menace» afin de s'en porter
acquéreur.
Le promoteur affirme même que la réserve imposée sur 1,7 million de
pieds carrés - soit environ la moitié des 3,8 millions de pieds
carrés qui lui appartiennent - «dépasse d'au moins le double les
besoins réels de l'AMT pour son projet».
M. Chiara estime enfin que l'imposition de cette réserve foncière
par le gouvernement du Québec nuit aux projets industriels en cours
ainsi qu'à l'obligation qui lui est faite de décontaminer les lieux,
où le Canadien national a entretenu ses wagons et locomotives
pendant 150 ans.
Pour ces raisons, et pour d'autres motifs de juridiction invoqués
dans sa requête, le président du groupe immobilier Mach demande à la
Cour supérieure de «déclarer nuls, illégaux, abusifs, ultra vires et
inopposables» le décret adopté le 10 septembre dernier par le
gouvernement du Québec ainsi que l'avis d'imposition d'une réserve
foncière émis en octobre.
Selon les documents judiciaires, la requête sera débattue le 7
janvier prochain, en Cour supérieure.
L'aménagement de ces immenses terrains à vocation industrielle, au
coeur du quartier de Pointe-Saint-Charles, dans le sud-ouest de
Montréal, fait l'objet de rumeurs, de revendications, de
spéculations et de consultations depuis des années. En 2006, M.
Chiara a acquis ces propriétés pour la somme de 1$ et pris sous sa
responsabilité le nettoyage de ces terrains hautement contaminés.
Il était alors question d'y déménager Casino de Montréal dans le
cadre d'un projet auquel le Cirque du Soleil devait participer. La
vive opposition de la population locale a toutefois mené à l'abandon
du projet de 1 milliard de dollars.
Depuis, une société formée par M. Chiara et ses partenaires, les
Cours Pointe-Saint-Charles, louait les anciens locaux du CN, qui
occupent la moitié est des terrains. Une entreprise américaine
spécialisée dans l'entretien d'équipements ferroviaires, American
Motive Power (AMP), s'y est installée l'été dernier.
Le 10 septembre, à la demande de l'AMT, le gouvernement du Québec a
imposé par décret une réserve foncière sur toute la partie est des
terrains, sur laquelle s'élèvent encore des bâtiments industriels
autrefois utilisés par le CN. L'AMT souhaite y faire construire un
nouveau centre d'entretien pour les voitures et locomotives des
trains de banlieue de Montréal.
Le projet de l'AMT est estimé à 168 millions et semble avoir l'appui
des groupes locaux, très influents dans ce quartier populaire.
Cette réserve fait en sorte d'interdire pour une période de deux ans
toute construction ou tout nouvel aménagement des lots, sauf pour
des réparations d'urgence. Le 27 octobre, un avis d'imposition a
précisé les conditions de la réserve.
Mais dans la nuit du 14 ou 15 novembre, un violent incendie a ravagé
une grande partie des anciens ateliers du CN, qui possèdent une
valeur patrimoniale et qui sont visés directement par la réserve
foncière.
Depuis, des groupes et résidants du secteur ont réclamé à
l'arrondissement du Sud-Ouest des mesures énergiques pour protéger
les lieux. Ils réclament l'expropriation de ces terrains, qui ne
font toujours l'objet d'aucun plan d'aménagement, plus de cinq ans
après le départ de la dernière entreprise active dans les chemins de
fer, en 2003.

L'aménagement des immenses anciens terrains du CN, au coeur du
quartier de Pointe-Saint-Charles, fait l'objet de rumeurs, de
revendications, de spéculations et de consultations depuis des
années.


