Mouvement inexact des trains
La CFTC traite le problème existent du mouvement inexact des
trains. La première étape pour traiter de cet important sujet
est de le documenter.

1998 – Premières rencontres entre les Teamsters (FIT et Teamsters Canada) et les dirigeants de la Fraternité internationale des ingénieurs de locomotives (FIIL).
1999 – Rencontres formelles entre les Teamsters et la FIIL. Les discussions abordent plusieurs sujets, notamment l’autonomie de l’éventuelle Conférence ferroviaire.
2001– La fusion échoue entre la FIIL et le syndicat des TUT. Cependant, les Teamsters reconnaissent le fait que les travailleurs et travailleuses ferroviaires devraient être tous unis sous une même bannière.
2003 – Les discussions reprennent et cette fois-ci elles sembles bonnes. Les membres et les dirigeants de la Fraternité internationale des ingénieurs de locomotives sont confiants de pouvoir ratifier l’entente avant la fin de l’année.
Juillet 2003 - Le syndicat des Travailleurs unis du transport (TUT) qui s’opposent vainement à la fusion entre la FIIL et Teamsters Canada entreprend un raid à CP qui les mènera à demander une accréditation automatique au Conseil canadien des relations de travail pour les travailleurs et travailleuses du CCSOCF à CP.
Octobre 2003 – Les membres canadiens de la FIL votent à plus de 60 % en faveur de la fusion avec Teamsters Canada. « C’est un vote historique », dira Robert Bouvier et Gilles Hallé, respectivement président de Teamsters Canada et directeur canadien de la FIL.
Janvier 2004 – La Fraternité des ingénieurs de locomotives devient officiellement la Conférence ferroviaire de Teamsters Canada (CFTC).
Février 2004 – Le vote exigé par les TUT donne raison à la Conférence ferroviaire de Teamsters Canada et par un vote majoritaire les Chefs et Agents de train et triage du CP se joignent à la CFTC. La Conférence ferroviaire de Teamsters Canada compte désormais plus de 10 000 membres avec l’ajout des travailleurs du CP affiliés à la Fraternité des préposés à l’entretien des voies et des contrôleurs de la circulation ferroviaire.
Octobre 2008 – Les
quelques 3000 chefs de train, agents de train, agents de
triage et chefs de triage du Canadian National ont décidé de
joindre la Conférence ferroviaire de Teamsters Canada (CFTC)
au terme d’un vote d’allégeance syndicale ordonné par le
Conseil canadien des relations industrielles (CCRI).
Le syndicat des travailleurs unis des transports (TUT)
représentaient ces travailleurs jusqu’au vote ordonné par le
CCRI.
Les TUT, syndicat moribond depuis plusieurs années, étaient
déchirés par des guerres intestines et avaient déjà perdu
plusieurs milliers de membres au profit du syndicat des
Teamsters. Celui-ci devenait donc le mieux placé pour
représenter ces membres quasiment abandonnés par leur
syndicat.
Plus de 95 % des des membres du syndicat des TUT au CN ont
voté en faveur de l’adhésion au syndicat des Teamsters.
Le président de la CFTC, Dan Shewchuk, s’est dit « très
heureux » du choix des travailleurs du CN.
« La situation qui prévalait jusqu’à tout récemment
favorisait l’employeur au détriment des travailleurs, mais
ce rapport de force est sur le point de changer, explique
Shewchuk. Désormais, le syndicat des Teamsters représente
plus de 12 000 travailleurs dans l’industrie ferroviaire.
Nous devenons un interlocuteur syndical incontournable pour
le Canadien National, le Canadien Pacifique et la majorité
des chemins de fer d’intérêt local. »
Le président de Teamsters Canada, Robert Bouvier, fait
remarquer que la quasi-totalité des corps de métiers dans
l’industrie ferroviaire sont désormais représentés par son
organisation.
« Ces travailleurs nous ont choisis parce qu’ils savent que
nous avons les ressources et les compétences nécessaires
pour leur assurer une représentation adéquate, souligne-t-il.
Notre leadership dans le monde syndical, notre participation
active et notre dévouement à nos membres deviennent une
force d’attraction pour les mal et les non syndiqués. »
L’ajout de ces travailleurs du CN fait passer l’effectif
syndicat de Teamsters Canada à 125 000 membres. Il devient
ainsi le représentant syndical de la majorité des
travailleurs dans l’industrie du transport ferroviaire au
pays.


